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Dieu pardonne!

  • 7 mars
  • 6 min de lecture

Bienaimés de Dieu remplis de grâces,

la Parole de ce jour nous conduit au cœur du mystère de la miséricorde. Dans l’Évangile selon saint Luc, nous contemplons le fils prodigue qui revient après s’être perdu, tandis que dans le livre de Zacharie, Dieu enlève les vêtements sordides du grand prêtre Josué pour le revêtir d’habits de fête. Deux images différentes, mais un seul message : Dieu ne se contente pas d’effacer la faute, il restaure la dignité de ses enfants.

 

Dans la vision de Zacharie, l’accusateur est présent, mais c’est le Seigneur lui-même qui prend la défense de l’homme pécheur. Josué est sale, fragile, accusé, et pourtant Dieu dit : « Enlevez-lui ses habits sordides. » Cela signifie que la grâce précède même notre perfection. De la même manière, dans l’Évangile, le père ne demande pas d’abord des explications : il court, il embrasse, il revêt son fils du plus beau vêtement. Le pardon de Dieu est rapide, généreux et restaurateur.

 

Une précision exégétique éclaire profondément ce passage : dans la culture biblique, le vêtement symbolise l’identité spirituelle. Être revêtu d’un habit nouveau signifie recevoir une vie nouvelle. Ainsi, quand le père donne un vêtement au fils prodigue, ce n’est pas seulement un geste d’accueil affectif, c’est une véritable restauration de sa filiation. Il n’est plus un serviteur, il redevient pleinement fils. De même, Josué reçoit un turban pur : signe qu’il est rétabli dans sa mission devant Dieu.

 

Saint Paul, dans la deuxième lettre aux Corinthiens, nous appelle alors à un examen intérieur : « Examinez-vous pour voir si vous êtes dans la foi. » Ce n’est pas une invitation à la culpabilité, mais à la vérité du cœur. Suis-je loin du Père ? Suis-je enfermé dans la culpabilité du fils cadet ou dans la dureté du fils aîné ? Car l’un s’éloigne par le péché, l’autre s’éloigne par l’orgueil.

 

Le Catéchisme de l’Église catholique nous rappelle avec force : « Le cœur de Dieu est toujours ouvert à l’homme » (CEC, n° 1432). La conversion n’est pas d’abord une performance morale, mais un retour confiant vers l’amour du Père.

 

Saint Jean Chrysostome disait : « Dieu ne se lasse jamais de pardonner ; c’est nous qui nous lassons de revenir. » Voilà la vérité spirituelle de cette parabole. Le drame n’est pas d’être tombé, mais de ne pas revenir.

 

Concrètement, cette semaine, l’Évangile nous propose un chemin simple et réaliste : prendre un temps de silence pour “rentrer en nous-mêmes”, comme le fils prodigue, faire un examen de conscience sincère, et poser un acte concret de retour vers Dieu par la prière, le sacrement de réconciliation, ou un pardon donné dans la famille. Peut-être une parole à dire, une réconciliation à oser, une prière à reprendre.

 

Frères et sœurs, Dieu ne nous regarde pas d’abord avec nos vêtements sales, mais avec l’espérance de nous revêtir de sa grâce. Aujourd’hui encore, le Père nous voit de loin, il court vers nous, et il nous relève. Quelle que soit notre histoire, notre fatigue ou nos chutes, nous ne sommes pas perdus : nous sommes attendus, aimés et appelés à la joie, car Dieu agit déjà dans nos vies pour nous ramener à Lui.


Dieu ne se lasse jamais de pardonner ; c’est nous qui nous lassons de revenir.
Dieu ne se lasse jamais de pardonner ; c’est nous qui nous lassons de revenir.

Lectures du quatrième dimanche du Grand Carême : La parabole de l'Enfant prodigue.


Livre de Zacharie 3,1-7.


Le Seigneur me fit voir Josué, le grand prêtre, qui se tenait devant l’ange du Seigneur, tandis que le Satan était debout à sa droite pour l’accuser.

Le Seigneur dit au Satan : « Que le Seigneur te réprime, Satan ; que le Seigneur te réprime, lui qui a fait choix de Jérusalem. Josué n’est-il pas un tison tiré du feu ? »

Or Josué, debout devant l’ange, était vêtu d’habits sordides.

Le Seigneur reprit et dit à ceux qui se tenaient devant lui : « Enlevez-lui ses habits sordides. » Puis il dit à Josué : « Vois, je passe sur ta faute et je te revêts de parures. »

Il reprit : « Mettez sur sa tête un turban immaculé. » Ils mirent sur sa tête un turban immaculé, ils le revêtirent d’habits, et l’ange du Seigneur se tenait là.

L’ange du Seigneur donna cet avertissement à Josué :

Ainsi parle le Seigneur de l’univers : Si tu marches dans mes voies, si tu gardes mes observances, tu gouverneras ma maison, tu garderas mes parvis et je te ferai accéder au rang de ceux qui se tiennent là.

 

 

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 13,5-13.


Frères, mettez-vous donc vous-mêmes à l’épreuve, pour voir si vous êtes dans la foi ; examinez-vous. Peut-être ne reconnaissez-vous pas que Jésus Christ est en vous ? Dans ce cas, vous êtes disqualifiés.

J’espère que vous reconnaîtrez que nous, nous ne le sommes pas.

Dans notre prière, nous demandons à Dieu que vous ne commettiez aucun mal ; nous ne le faisons pas pour mettre en évidence notre propre qualification, mais pour que vous, vous fassiez le bien, et que nous soyons, nous, comme disqualifiés.

Car nous n’avons aucun pouvoir contre la vérité, nous en avons seulement pour la vérité.

En effet, nous nous réjouissons chaque fois que nous sommes faibles, tandis que vous êtes forts. Ce que nous demandons dans notre prière, c’est que vous avanciez vers la perfection.

Voici pourquoi je vous écris cela, maintenant que je suis absent : c’est pour n’avoir pas à utiliser avec rigueur, quand je serai présent, le pouvoir que le Seigneur m’a donné en vue de construire et non de démolir.

Enfin, frères, soyez dans la joie, cherchez la perfection, encouragez-vous, soyez d’accord entre vous, vivez en paix, et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous.

Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix. Tous les fidèles vous saluent.

Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous.

 

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15,11-32.


Jésus dit : « Un homme avait deux fils.

Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.

Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.

Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.

Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.

Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !

Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.

Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”

Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”

Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,

allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,

car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.

Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.

Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.

Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”

Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.

Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.

Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”

Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.

Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



 
 

  

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