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Dieu est touché!

  • 26 févr.
  • 6 min de lecture

"Ne crains pas. Crois seulement."

Bienaimés de Dieu remplis de grâces, la Parole de Dieu aujourd’hui nous conduit sur le chemin de se souvenir de Lui, se convertir intérieurement, et croire avec confiance en la puissance vivifiante du Christ.

 

Dans la première lecture, le Seigneur demande à Israël de porter une frange à leurs vêtements pour se rappeler ses commandements. Ce n’est pas un détail extérieur insignifiant. C’est un appel à garder Dieu présent dans la vie quotidienne. Regarder la frange, c’était se rappeler : « Je vis sous le regard de Dieu, je lui appartiens. »

 

Or, dans l’Évangile, une femme malade depuis douze ans touche précisément la frange du vêtement de Jésus. Ce lien est magnifique. L’Ancien Testament demandait de se souvenir des commandements en regardant une frange ; ici, la femme touche la frange du Christ lui-même, qui est l’accomplissement de la Loi. Elle ne touche pas seulement un tissu, elle s’attache à la présence vivante de Dieu.

 

Une précision exégétique importante éclaire ce passage : dans la tradition juive, la « frange » (les tsitsit) était un signe concret de fidélité à l’Alliance. En touchant la frange du vêtement de Jésus, cette femme reconnaît implicitement en lui celui qui porte en plénitude la sainteté de Dieu. Son geste est donc un acte de foi théologiquement très fort, et non un simple geste superstitieux.

 

Saint Paul, dans la deuxième lecture, parle d’une « tristesse selon Dieu » qui conduit à la conversion et au salut. Cette parole rejoint l’Évangile : la femme porte une souffrance longue, Jaïre porte l’angoisse de perdre sa fille. Mais cette souffrance, vécue dans la foi, devient un chemin de salut. Leur douleur ne les éloigne pas de Dieu, elle les pousse vers Jésus.

 

Le Catéchisme de l’Église catholique nous rappelle : « La foi est une adhésion personnelle de l’homme à Dieu » (CEC, n° 150). La femme adhère à Dieu dans le silence, Jaïre adhère à Dieu dans la supplication, et tous deux rencontrent la puissance de la vie.

 

Écoutons aussi cette parole de saint Jean Chrysostome : « Ce n’est pas le contact du vêtement, mais la foi du cœur qui a opéré le miracle. » Voilà le cœur du message : la foule entoure Jésus, mais seule la foi le touche vraiment.

 

Frères et sœurs, combien de fois sommes-nous, nous aussi, comme la foule : proches extérieurement de Jésus, mais intérieurement dispersés ? Et parfois, comme cette femme, blessés, fatigués, déçus après avoir tout essayé sans trouver de solution. Ou encore comme Jaïre, bouleversés par une situation familiale, une maladie, une peur pour un être aimé.

 

La Parole d’aujourd’hui nous donne une attitude concrète pour la vie quotidienne : poser un acte simple de foi au cœur de nos journées. Par exemple, prendre chaque matin quelques secondes pour confier à Jésus une inquiétude précise, toucher symboliquement le Christ par une courte prière, un signe de croix fait avec conscience, ou une visite fidèle à l’Eucharistie. Ce petit geste répété devient notre « frange », notre mémoire vivante de Dieu au milieu du travail, des soucis et des responsabilités.

 

Enfin, Jésus dit à Jaïre : « Ne crains pas. Crois seulement. » Cette parole n’est pas seulement pour lui, elle est pour chacun de nous aujourd’hui. Là où nous voyons une situation fermée, Jésus voit encore une possibilité de vie. Là où nous pensons que tout est perdu, lui dit : « Lève-toi. »

 

Alors, bienaimés, n’ayons pas peur d’approcher le Christ avec notre vérité, nos blessures et nos attentes. Dieu agit encore aujourd’hui, dans nos familles, dans nos cœurs, dans nos épreuves. Si nous le touchons avec foi, même humblement, sa grâce continue de guérir, de relever et de redonner vie là où nous pensions qu’il n’y avait plus d’espérance.


 

Dieu est touché

Lectures du troisième dimanche du Grand Carême : La guérison de l'Hémorroïsse


Livre des Nombres 15,37-41.


Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :

« Parle aux fils d’Israël. Tu leur diras qu’ils se fassent une frange aux pans de leurs vêtements, et ceci d’âge en âge, et qu’ils placent sur la frange du pan de leur vêtement un cordon de pourpre violette.

Vous aurez donc une frange ; chaque fois que vous la regarderez, vous vous rappellerez tous les commandements du Seigneur et vous les mettrez en pratique ; vous ne vous laisserez pas entraîner, comme les explorateurs, par vos cœurs et vos yeux qui vous mèneraient à la prostitution.

Ainsi vous vous rappellerez et vous mettrez en pratique tous mes commandements, et vous serez saints pour votre Dieu.

Je suis le Seigneur votre Dieu, moi qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte pour être votre Dieu. Je suis le Seigneur votre Dieu. »



Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 7,4-11.


Frères, grande est l’assurance que j’ai devant vous, grande est ma fierté à votre sujet, je me sens pleinement réconforté, je déborde de joie au milieu de toutes nos détresses.

En fait, à notre arrivée en Macédoine, dans notre faiblesse nous n’avons pas eu le moindre répit mais nous étions dans la détresse à tout moment : au-dehors, des conflits, et au-dedans, des craintes.

Pourtant, Dieu, lui qui réconforte les humbles, nous a réconfortés par la venue de Tite,

et non seulement par sa venue, mais par le réconfort qu’il avait trouvé chez vous : il nous a fait part de votre grand désir de nous revoir, de votre désolation, de votre zèle pour moi, et cela m’a donné encore plus de joie.

En effet, même si je vous ai attristés par ma lettre, je ne le regrette pas ; et même si j’ai pu le regretter – car je vois bien que cette lettre vous a attristés, au moins pour un moment –,

je me réjouis maintenant, non de ce que vous avez été attristés, mais parce que cette tristesse vous a conduits au repentir. En effet, elle a été vécue selon Dieu, si bien que vous n’avez subi aucun dommage à cause de nous.

Car une tristesse vécue selon Dieu produit un repentir qui mène au salut, sans causer de regrets, tandis que la tristesse selon le monde produit la mort.

Mais la tristesse vécue selon Dieu, voyez ce qu’elle a produit chez vous. Quel empressement ! Quelles excuses ! Quelle indignation ! Quelle crainte ! Quel désir ! Quel zèle ! Quelle juste punition ! En tous points, vous avez prouvé que vous étiez irréprochables dans cette affaire.



Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,40-56.


Quand Jésus revint en Galilée, il fut accueilli par la foule, car tous l’attendaient.

Et voici qu’arriva un homme du nom de Jaïre ; c’était le chef de la synagogue. Tombant aux pieds de Jésus, il le suppliait de venir dans sa maison,

parce qu’il avait une fille unique, d’environ douze ans, qui se mourait. Et tandis que Jésus s’y rendait, les foules le pressaient au point de l’étouffer.

Or, une femme qui avait des pertes de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tous ses biens chez les médecins sans que personne n’ait pu la guérir,

s’approcha de lui par-derrière et toucha la frange de son vêtement. À l’instant même, sa perte de sang s’arrêta.

Mais Jésus dit : « Qui m’a touché ? » Comme ils s’en défendaient tous, Pierre lui dit : « Maître, les foules te bousculent et t’écrasent. »

Mais Jésus reprit : « Quelqu’un m’a touché, car j’ai reconnu qu’une force était sortie de moi. »

La femme, se voyant découverte, vint, toute tremblante, se jeter à ses pieds ; elle raconta devant tout le peuple pourquoi elle l’avait touché, et commentelle avait été guérie à l’instant même.

Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix. »

Comme il parlait encore, quelqu’un arrive de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille est morte. Ne dérange plus le maître. »

Jésus, qui avait entendu, lui déclara : « Ne crains pas. Crois seulement, et elle sera sauvée. »

En arrivant à la maison, il ne laissa personne entrer avec lui, sauf Pierre, Jean et Jacques, ainsi que le père de l’enfant et sa mère.

Tous la pleuraient en se frappant la poitrine. Mais Jésus dit : « Ne pleurez pas ; elle n’est pas morte : elle dort. »

Mais on se moquait de lui, sachant qu’elle venait de mourir.

Alors il lui saisit la main et dit d’une voix forte : « Mon enfant, éveille-toi ! »

L’esprit lui revint et, à l’instant même, elle se leva. Alors Jésus ordonna de lui donner à manger.

Ses parents furent frappés de stupeur ; quant à Jésus, il leur commanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

  

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