Une ascension spectaculaire!
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Frères et sœurs, bien-aimés de Dieu comblés de grâces, les lectures de ce jeudi de l’Ascension du Seigneur Jésus au Ciel nous ouvrent les yeux sur le fait que Dieu poursuit son œuvre à travers ceux qu’il appelle. Dans le deuxième livre des Rois, le prophète Élie est emporté au ciel, mais avant de partir, il transmet son esprit et sa mission à Élisée. Dans les Actes des Apôtres, Jésus monte vers le Père, mais il promet à ses disciples la force de l’Esprit Saint. Enfin, dans l’Évangile selon saint Marc, le Seigneur envoie ses disciples proclamer la Bonne Nouvelle au monde entier.
L’Ascension n’est donc pas un adieu triste. Jésus-Christ ne quitte pas l’humanité ; il nous accompagne autrement, sa présence est réelle dans l’eucharistie. Il fait confiance à ses disciples et leur dit : « Vous serez mes témoins. » C’est une parole très forte. Dieu choisit des hommes simples, avec leurs peurs et leurs limites, pour porter son Évangile.
Le pape François rappelait dans une catéchèse sur l’Ascension : « Jésus monte au ciel pour nous ouvrir les portes de la vie éternelle et nous encourager à marcher avec espérance. » Cette espérance chrétienne commence dans notre manière de vivre.
Sainte Thérèse de Lisieux disait : « Ma vocation, c’est l’amour. » Voilà peut-être la manière la plus simple de comprendre la mission chrétienne. Témoigner du Christ ne signifie pas toujours parler beaucoup de Dieu. Cela veut souvent dire aimer davantage, écouter avec patience, pardonner, visiter une personne seule, encourager quelqu’un qui traverse une épreuve.
Les disciples regardaient le ciel après l’Ascension, mais les anges les invitent à retourner à Jérusalem. Autrement dit : la rencontre avec Dieu nous renvoie toujours vers les autres. Une foi qui ne devient pas charité reste incomplète.
Dans la tradition maronite, nous vivons ce temps entre l’Ascension et la Pentecôte comme un temps d’attente priante. Avec Marie et les Apôtres, nous demandons au Seigneur de renouveler en nous le don de l’Esprit Saint. Peut-être que chacun pourrait poser un acte concret de témoignage.
Le Seigneur continue d’agir dans le monde par ceux qui acceptent de marcher avec lui. Demandons-lui aujourd’hui de faire de nous des témoins joyeux et fidèles de son Évangile.

Lecture du jeudi de l'Ascension du Seigneur Jésus au Ciel
Deuxième livre des Rois 2,1.8-13. Voici comment le Seigneur enleva Élie au ciel dans un ouragan. Ce jour-là, Élie et Élisée étaient partis de Guilgal.
Élie prit son manteau, le roula et en frappa les eaux, qui s’écartèrent de part et d’autre. Ils traversèrent tous deux à pied sec.
Pendant qu’ils passaient, Élie dit à Élisée : « Dis-moi ce que tu veux que je fasse pour toi avant d’être enlevé loin de toi. » Élisée répondit : « Que je reçoive une double part de l’esprit que tu as reçu ! »
Élie reprit : « Tu demandes quelque chose de difficile : tu l’obtiendras si tu me vois lorsque je serai enlevé loin de toi. Sinon, tu ne l’obtiendras pas. »
Ils étaient en train de marcher tout en parlant lorsqu’un char de feu, avec des chevaux de feu, les sépara. Alors, Élie monta au ciel dans un ouragan.
Élisée le vit et se mit à crier : « Mon père !... Mon père !... Char d’Israël et ses cavaliers ! » Puis il cessa de le voir. Il saisit ses vêtements et les déchira en deux.
Il ramassa le manteau qu’Élie avait laissé tomber, il revint et s’arrêta sur la rive du Jourdain.
Livre des Actes des Apôtres 1,1-14. Frères, dans mon premier livre, cher Théophile, j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le moment où il commença,
jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis.
C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu.
Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :
alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »
Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »
Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.
Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »
Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.
Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs,
qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »
Alors, ils retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.
À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.
Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,15-20. Jésus dit à ses disciples : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.
Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ;
ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu.
Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


