Dieu continue à appeler.
- 19 juin
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Bien-aimés de Dieu, remplis d’Esprit Saint, Dieu choisit des gens ordinaires et les invite à marcher avec lui. Ce n'est pas d'abord nos talents qui comptent, mais la fidélité de Dieu et notre "oui" à son appel.
Dans le livre de l'Exode, on a cette longue liste de noms. Ça peut sembler un peu rébarbatif, mais en réalité, c'est une promesse d'espérance. Jacob et sa famille arrivent en Égypte, une poignée de personnes. Pourtant, "les fils d'Israël furent féconds, ils se multiplièrent et devinrent de plus en plus forts" (Ex 1,7). Dieu continue son œuvre, même quand les générations passent. Joseph est mort, ses frères aussi, mais la promesse, elle, reste vivante.
Dans l'Évangile de Matthieu, Jésus appelle des hommes par leur nom : Pierre, André, Jacques, Jean, Matthieu, Thomas, et les autres. Là encore, Dieu agit à travers des personnes bien réelles, avec leur histoire, leurs forces et leurs faiblesses. Et ensuite, il les envoie proclamer que "le royaume des Cieux est tout proche".
Saint Paul, dans sa lettre aux Philippiens, nous livre le secret de cette mission : "Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but" (Ph 3,13-14). Paul ne prétend pas être arrivé. Il sait qu'il est encore en route, mais il avance parce qu'il a rencontré le Christ.
Un petit détail intéressant : dans le texte grec de Matthieu 10, le verbe utilisé pour "appeler" les Douze signifie littéralement "appeler auprès de soi". Avant d'être envoyés, les disciples sont d'abord invités à être proches de Jésus. La mission naît de cette proximité. Ce n'est pas une stratégie humaine, c'est une communion.
Le Catéchisme de l'Église catholique nous rappelle : "Dès le début de son ministère, Jésus appelle à lui ceux qu'il veut" (CEC, n° 541). L'initiative vient toujours du Seigneur.
Combien de personnes pensent aujourd'hui qu'elles sont trop faibles, trop âgées, trop occupées, ou trop marquées par leur passé pour servir le Seigneur ! Saint Paul nous répond : "Oubliant ce qui est en arrière, je cours vers le but." La vie chrétienne, ce n'est pas la nostalgie de ce qui a été, ni le regret de ce qui aurait pu être. C'est marcher avec le Christ, aujourd'hui.
Concrètement, cette semaine, on peut poser un geste tout simple. Avant de commencer sa journée, prendre cinq minutes de silence avec l'Évangile, et demander au Seigneur : "Que veux-tu que je fasse aujourd'hui ?" La mission commence souvent par une présence attentive et une parole de paix.
Mes frères et sœurs, Dieu n'a pas cessé d'appeler. Comme il a envoyé les Douze, comme il a soutenu saint Paul dans sa course, il continue aujourd'hui son œuvre au milieu de nous. Aucun passé n'est trop lourd, aucune faiblesse n'est trop grande pour empêcher sa grâce d'agir.
Alors, n'ayons pas peur d'avancer. Le Seigneur nous appelle d'abord à rester près de lui, et c'est lui-même qui fera porter du fruit à notre vie, dans nos familles, dans notre travail, dans notre communauté. Aujourd'hui encore, le Royaume des Cieux est tout proche, et Dieu continue d'agir dans le cœur de ceux qui lui font confiance.

Lectures du cinquième dimanche du temps de la Pentecôte : L'appel des Apôtres
Livre de l'Exode 1,1-7.
Voici les noms des fils d’Israël venus en Égypte avec Jacob, leur père. Chacun y vint avec sa famille.
C’étaient Roubène, Siméon, Lévi et Juda,
Issakar, Zabulon et Benjamin,
Dane et Nephtali, Gad et Asher.
Toutes les personnes issues de Jacob étaient au nombre de soixante-dix. Joseph, lui, était déjà en Égypte.
Puis Joseph mourut, ainsi que tous ses frères et toute cette génération-là.
Les fils d’Israël furent féconds, ils devinrent très nombreux, ils se multiplièrent et devinrent de plus en plus forts : tout le pays en était rempli.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 3,7-14.
Frères, tous ces avantages que j’avais, je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte.
Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. À cause de lui, j’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures, afin de gagner un seul avantage, le Christ,
et, en lui, d’être reconnu juste, non pas de la justice venant de la loi de Moïse mais de celle qui vient de la foi au Christ, la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.
Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en devenant semblable à lui dans sa mort,
avec l’espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts.
Certes, je n’ai pas encore obtenu cela, je n’ai pas encore atteint la perfection, mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.
Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela. Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,
je cours vers le but en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,1-7.
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;
Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ;
Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


