top of page

La maison de Dieu!

  • 2 juin
  • 6 min de lecture

Bien-aimés, comblés de la grâce de Dieu, au cœur des lectures d’aujourd’hui, une question toute simple nous est posée : où est-ce que Dieu veut habiter, au juste ?

 

Dans l’Évangile selon saint Jean, Jésus nous dit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure » (Jean 14,23). C’est une promesse incroyable, non ? Dieu ne veut pas juste qu’on le connaisse, qu’on l’admire ou qu’on l’appelle de loin. Non, ce qu’il veut vraiment, c’est faire sa maison en nous.

 

Cette parole résonne fort avec la première lecture, tirée du Livre des Proverbes. La Sagesse de Dieu se présente comme étant là, auprès du Seigneur, depuis le tout début de la création, et elle nous lance un appel : « Qui me trouve a trouvé la vie » (Proverbes 8,35). La sagesse biblique, ce n’est pas juste du savoir intellectuel. C’est une manière de vivre en lien avec Dieu. Celui qui accueille cette sagesse, accueille la vie même de Dieu.

 

Saint Paul, dans sa première lettre aux Corinthiens, va encore plus loin. Il nous dit que cette sagesse de Dieu n’a rien à voir avec celle du monde. On ne la découvre pas par le prestige ou par notre seule intelligence humaine. Elle nous est révélée par l’Esprit Saint : « Dieu, par l’Esprit, nous en a fait la révélation » (1 Corinthiens 2,10).

 

Alors, les trois lectures convergent vers une seule et même vérité : Dieu veut habiter en nous et nous faire entrer dans sa sagesse par le don de son Esprit.

 


Dans l’Évangile de Jean, quand Jésus dit : « Nous viendrons vers lui et nous ferons chez lui notre demeure » (Jean 14,23), le mot grec utilisé est « monê » (μονή). Ça veut dire demeure, habitation permanente, un endroit où on reste. Le même mot apparaît en Jean 14,2 quand Jésus dit : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures. » L’évangéliste fait donc un lien profond : la demeure éternelle préparée auprès de Dieu commence déjà ici-bas, quand Dieu habite le cœur du croyant. Le ciel, ce n’est pas juste un truc futur ; il commence mystérieusement dès qu’on accueille la présence du Seigneur dans notre vie.

 

Cette vérité est au cœur de l’enseignement de l’Église. Le Catéchisme de l’Église catholique nous apprend : « La Très Sainte Trinité donne au baptisé la grâce sanctifiante (...) de lui donner le pouvoir de vivre et d’agir sous la motion de l’Esprit Saint » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1266, promulgué par saint Jean-Paul II en 1992).

 

En d’autres termes, la vie chrétienne, ce n’est pas d’abord une liste de règles extérieures. C’est la vie même de Dieu qui habite en nous.

 

Saint Augustin l’avait compris avec une profondeur incroyable quand il écrivait dans ses Confessions : « Tu étais au-dedans de moi, et moi j’étais au-dehors » (Confessions, Livre X, chapitre 27). Pendant longtemps, il avait cherché Dieu partout. Puis il a découvert que Dieu était déjà présent dans son cœur.

 

Cette découverte reste tellement actuelle. Beaucoup de nos contemporains vivent dans une agitation constante. On remplit nos journées de tâches, de soucis, de messages et d’infos. Pourtant, au fond de nous, il y a souvent une soif de paix. Et justement, Jésus conclut cet Évangile par ces mots : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » (Jean 14,27).

 

La paix du Christ, ce n’est pas l’absence de problèmes. Les disciples eux-mêmes ont connu des persécutions et des épreuves. La paix du Christ, c’est la certitude que Dieu reste avec nous, même au milieu des difficultés.

 

Alors, comment vivre concrètement cette parole ?

 

Je vous propose un exercice tout simple pour cette semaine. Chaque matin, avant de commencer votre journée, prenez une minute de silence. Faites lentement le signe de la croix et dites intérieurement : « Seigneur, viens habiter dans mon cœur aujourd’hui. » Puis choisissez une parole de l’Évangile et gardez-la avec vous toute la journée. Quand l’inquiétude, la colère ou le découragement pointent le bout de leur nez, revenez à cette parole. Petit à petit, vous découvrirez que Dieu agit vraiment dans votre vie.

 

Bien-aimés, le Seigneur ne cherche pas des cœurs parfaits ; il cherche des cœurs ouverts. La Sagesse de Dieu continue de nous appeler. L’Esprit Saint continue de nous enseigner. Le Christ continue de frapper à la porte de notre cœur.

 

Accueillons-le avec confiance. Alors sa présence transformera nos familles, nos relations, nos lieux de travail et nos communautés. Et la paix qu’il promet deviendra une réalité vivante au milieu de nous.

 

Que personne aujourd’hui ne pense être trop faible, trop pauvre ou trop éloigné pour devenir la demeure de Dieu. Le Seigneur vient justement habiter les cœurs qui s’ouvrent à lui. Et là où Dieu demeure, la vie renaît, l’espérance grandit et la paix du Christ porte du fruit pour le monde. Amen.



là où Dieu demeure, la vie renaît

 


Livre des Proverbes 8,22-23.30-36.

Le Seigneur m’a faite pour lui, principe de son action, première de ses œuvres, depuis toujours.

Avant les siècles j’ai été formée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre.

Et moi, je grandissais à ses côtés. Je faisais ses délices jour après jour, jouant devant lui à tout moment,

jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes.

Et maintenant, fils, écoutez-moi. Heureux ceux qui gardent mes chemins !

Écoutez l’instruction et devenez sages, ne la négligez pas.

Heureux l’homme qui m’écoute, qui veille à ma porte jour après jour, qui monte la garde devant chez moi.

Qui me trouve a trouvé la vie, c’est une bienveillance du Seigneur.

Qui m’offense se fait tort à lui-même : me haïr, c’est aimer la mort ! »

 

 

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2,1-10.

Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse.

Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié.

Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous.

Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient,

pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

Pourtant, c’est bien de sagesse que nous parlons devant ceux qui sont adultes dans la foi, mais ce n’est pas la sagesse de ce monde, la sagesse de ceux qui dirigent ce monde et qui vont à leur destruction.

Au contraire, ce dont nous parlons, c’est de la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, établie par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire.

Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne l’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire.

Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture : ‘ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé.’

Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation. Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,21-27.

Jésus dit à ses disciples : « Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? »

Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.

Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.

Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;

mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

  

                                                                                                                                                                                                                                               Maronite Francophone

                                                                                                                                                                               Un site de  Béchara Miléd Aoun; prêtre maronite en France.  

 

                                                                                                                                                                   © 2017-2026 tous droits réservés   

                                                                                                                                         

                                                                                                                                                                                                                                                                   Contact: maronitefrancophone@gmail.com   

                                                                                                                       

                                                                                                                                                                Site partenaire: ICÔNES MARONITES

  • Chaine Youtube
  • Facebook
  • SoundCloud sociale Icône
Qr Code icônes maronites.PNG
bottom of page