La paix, projet de Dieu?
- Béchara Aoun

- 1 janv.
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Chers bienaimés de Dieu remplis de grâces, en ce premier jour de l’année 2026, et comme chaque 1er janvier, nous commençons l’année en demandant la paix qui vient de Dieu. Dans son Message pour la 59e Journée mondiale de la Paix, Sa Sainteté le pape Léon XIV nous rappelle que la paix n’est pas seulement l’absence de guerre, mais une œuvre patiente de conversion, de justice et de fraternité. La paix est une vocation confiée à toute l’humanité, et d’abord aux croyants.
Le prophète Michée nous offre une vision bouleversante : « De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. » La paix est le projet de Dieu pour l’humanité. Michée annonce un temps où les peuples ne monteront plus les uns contre les autres, mais ensemble vers la montagne du Seigneur, pour apprendre ses chemins.
La paix commence par une conversion du regard. On ne monte plus contre l’autre, on monte avec l’autre vers Dieu. Alors quelles paroles blessantes, quelles rancunes, quelles exclusions devons-nous transformer en instruments de vie ? La paix mondiale commence quelque part dans nos cœur . Sur la croix, le Christ a détruit le mur de la haine, il a réconcilié ce qui semblait irréconciliable : Juifs et païens, proches et lointains, ennemis d’hier. Le pape Léon XIV insiste dans son message : il n’y aura pas de paix durable sans réconciliation authentique, sans le courage de reconnaître l’autre comme un frère. Saint Paul nous rappelle que nous ne sommes plus des étrangers, mais membres d’une même famille, appelés à devenir ensemble une demeure de Dieu.
« Le Christ est notre paix. » dit Saint Paul « L’enfant reçut le nom de Jésus. » Jésus signifie : « Dieu sauve ». Au moment même où l’Église prie pour la paix du monde, elle nous rappelle que la paix a un nom. Ce nom est Jésus. Dans son message, le pape Léon XIV souligne que toute paix qui oublie la dignité de la personne humaine et la primauté de Dieu devient fragile et trompeuse. Le nom de Jésus, donné à l’enfant au huitième jour, est déjà une promesse : Dieu entre dans l’histoire non par la violence, mais par l’humilité, par l’amour.
Commencer une nouvelle année sous le signe de la paix, c’est accepter une mission. La paix n’est pas réservée aux chefs d’État ; elle commence dans nos familles, notre paroisse, nos lieux de travail, nos paroles quotidiennes. Comme le rappelle le pape Léon XIV, chaque geste de justice, chaque pardon accordé, chaque refus de la haine est une pierre posée dans la construction de la paix.
Il y a quelque temps suite à un attentat terroriste dans une église en Égypte les médis locaux étaient venues constater le faits et interviewers les victimes. Un journaliste était complètement bouleversé quand il a entendu une maman endeuillée exprimer sa peine et en même temps avec une force extraordinaire donner son pardon aux meurtriers. Quel beau témoignage de paix qui nous rappelle le pardon du Christ et sa prière depuis sa croix.
En ce 1er janvier 2026, demandons la grâce de continuer à monter ensemble vers la montagne du Seigneur. De laisser le Christ détruire en nous les murs de la haine. Et de porter dans le monde le nom de Jésus, Prince de la Paix. Que Marie, Mère de Dieu et Reine de la Paix, accompagne nos pas tout au long de cette nouvelle année. Et que le Seigneur fasse de chacun de nous un artisan de sa paix. Amen.

Lectures du 1er Janvier
Livre de Michée 4,1-4.
Il arrivera dans les derniers jours que la montagne de la Maison du Seigneur se tiendra plus haut que les monts, elle s’élèvera au-dessus des collines. Vers elle afflueront des peuples
et viendront des nations nombreuses. Elles diront : « Venez ! montons à la montagne du Seigneur, à la maison du Dieu de Jacob ! Qu’il nous enseigne ses chemins, et nous irons par ses sentiers. » Oui, la loi sortira de Sion, et de Jérusalem, la parole du Seigneur.
Il sera le juge entre des peuples nombreux et, jusqu’aux lointains, l’arbitre de nations puissantes. De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre.
Chacun pourra s’asseoir sous sa vigne et son figuier, et personne pour l’inquiéter. La bouche du Seigneur de l’univers a parlé !
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,11-22.
Frères, vous qui autrefois étiez païens, traités de « non-circoncis » par ceux qui se disent circoncis à cause d’une opération pratiquée dans la chair, souvenez-vous donc
qu’en ce temps-là vous n’aviez pas le Christ, vous n’aviez pas droit de cité avec Israël, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n’aviez pas d’espérance et, dans le monde, vous étiez sans Dieu.
Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ.
C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;
il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,
et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine.
Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches.
Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.
Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu,
car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,21.
Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.


